#31 Voyage(s) intérieur(s)
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#31 Voyage(s) intérieur(s)

C’est bizarre de vivre un rêve. Toutes ces années à penser au voyage, à convaincre Annie, à lire des blogs, à parler à d’autres gens qui ont fait ce choix de voyager en famille, ces heures à réserver des hôtels et des billets d’avion. Et puis, ça arrive ! On y est !

Cela me rappelle notre mariage. Les « horots » (danse juive) au début de la fête. Je me souviens parfaitement de cette pensée qui m’a traversée: « j’en suis au horot de mon mariage » - comme un marqueur temporel, ou le gong d’une horloge – il est 21h, il faut profiter de chaque instant qui reste.

A la fin de Tahiti, je me suis dit cela – il faut profiter de chaque instant qui nous reste. Être dans le présent, et c’est finalement une des choses les plus extraordinaires de ce voyage. Tout ce temps passé à être dans le présent.

Il y a bien des moments où on réfléchit à la prochaine étape – la dernière semaine à Sydney par exemple où on regardait la carte par tous les bouts pour décider ce qu’on allait faire avec le COVID, et le mal de crane que cela a provoqué. Mais franchement, pendant l’Océanie, le confinement à Paris, voire même l’Europe du Nord – j’étais dans le présent, sans faire de yoga ni de méditation ! Les enfants, les détails de leur vie et de leur corps qui change, Annie, moi. Cela fait tellement de bien !

Je parle aussi de voyage intérieur – parce que nous étions dans notre bulle. Dans les caravanes, dans nos Airbnb, avec nos tenues de snorkeling en se tenant la main devant la barrière de corail – des bulles imaginaires ou réelles. Nous avions des interactions avec l’extérieur, et nous avons fait de belles rencontres, mais j’ai aimé cette bulle. Entre nous. Et aujourd’hui, ces souvenirs sont en et à nous – comme une maison commune supplémentaire.

C’est bizarre de vivre un rêve, parce que finalement, la réalité est différente de l’anticipation. Les paysages et les sites, centraux dans la préparation, sont en toile de fond – c’est le décor, presque l’alibi. Les petits détails joyeux du quotidien donnent le ton, car, surtout, on se souvient des ambiances, des rythmes, des surprises bien sûr, de la vie des gens autour de vous – on se souvient presque plus de ce que l’on a ressenti que de ce que l’on a vu. C’est ce que j’ai voulu retranscrire dans ce blog. Ces sensations, simples comme la découverte de la rosée du matin dans notre jardin dans les Lofoten en allant faire mon sport dehors. On fait des milliers de kilomètres, on voit les plus beaux sites du monde, et on ferme les yeux, une fois revenu, pour se remémorer.

Tous ces instants présents, ces sensations , ces moments « cueille la rose » à quatre.  C’était surement cela le vrai voyage...

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